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Mi Abuela

  • Mi Abuela 2018 Ella éditions, biographie romanesque.

Ana-Maria Fernandez vit son adolescence et sa jeunesse sous la dictature en vigueur à Buenos-Aires et en Argentine dans les années 1970-1980. Architecte, elle réside et travaille maintenant à Barcelone. Le 22 février 2012 Ana participe à l’inauguration du consulat des Pays-Bas qu’elle vient de réaliser dans la ville Catalane. Pour des raisons personnelles, profondes, ce chantier est le plus important de sa carrière. À cette occasion, elle se remémore les évènements et personnes qui ont compté le plus à ses yeux et l’ont amenée jusqu’ici. Sa marraine qu’elle appelle aussi sa grand-mère : Anita Fesser a joué un rôle capital. Cette femme, intelligente, belle, cultivée, a été la maîtresse de Jean Giraudoux de 1931 à 1936, elle était également l’arrière-petite-fille de Marie-Joséphine Borrhée proche du peintre néerlandais Jongkind. Par déception sentimentale et goût pour l’aventure, Anita Fesser quitte la France en février 1936 pour se marier avec un richissime diplomate argentin, Luis Madero. Elle vit alors dans l’opulence entre Buenos-Aires, la Pampa où Madero possède une somptueuse propriété et Mar-Del-Plata, avant de connaître le dénuement à la fin de sa vie dans les années quatre-vingt-dix. Ana-Maria idéalise cette marraine qui l’a initiée à l’art, à la culture. Au fil de cette rétrospective cependant, elle découvre à sa maman Rosita, employée de maison, jusqu’au dernier jour, chez Anita Fesser de Madero, une grandeur d’âme qu’elle n’avait pas soupçonnée. Ana retrouve aussi, avec émotion, les racines espagnoles de son père Julio Fernandez, immigrant venu de Galice.

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